Le 7 Mai 2017, Emmanuel Macron a été élu à la présidence de la République. Résultat du mouvement en marche bien rodé, comparable au fonctionnement d’une start-up version politique.

La genèse d’un mouvement en marge

C’est en Avril 2016 que l’aventure commence. Emmanuel Macron crée le mouvement En Marche ! et se lance à la conquête des présidentielles qui le guideront moins d’un an plus tard au pouvoir. Le postulat de départ d’Emmanuel Macron était surtout d’écouter la société civile afin de dresser un bilan de la situation actuelle. Le mouvement en marche s’apparente plus à un projet qu’à un parti politique et à ce titre, il peut être facilement assimilé à une start-up. Tel un entrepreneur, Emmanuel Macron s’entoure d’une communauté de « helpers » (plutôt que de « militants » ou « bénévoles »). Le rassemblement, le dynamisme et l’engouement liés aux idées véhiculées ont propulsé le mouvement (qui rassemble depuis, plus de 200 000 adhérents) à une vitesse fulgurante sur le devant de la scène politique.

 

Un esprit et une culture d’entreprise

Il s’agit de valeurs fondamentales dans une start-up, et également deux des piliers du mouvement en marche. La culture d’entreprise est déjà très importante au sein du mouvement. En Marche ! se veut accessible à tous, facile de compréhension et facteur de cohésion à l’heure où la population Française se divise.

Un programme Human centric

Il place l’Humain au centre du projet. Et pour cause, En Marche ! attire. Et il attire aussi bien les jeunes que les plus âgés et notamment les plus de 70 ans chez qui Emmanuel Macron a fait son score le plus élevé. Ce rassemblement correspond à une volonté de contribuer et de s’engager dans un mouvement porteur de valeurs. Les équipes sont constituées de vrais managers (helpers) motivés et animés par l’envie de réussir. Ils marchent avec conviction vers leurs objectifs.

Une liberté d’entreprendre

De plus, la politique d’Emmanuel Macron repose sur la délégation des tâches et des responsabilités à un niveau inférieur. Ses adhérents se sentent impliqués et responsabilisés, ils sont davantage libres de prendre des décisions. Il n’y a pas de discours formaté, le helper du mouvement en marche adapte son discours à la personne qu’il a en face de lui. En d’autres termes, il y fait bon vivre et il transparaît une certaine convivialité, typique des start-ups.

 

Une prise de risque considérable

C’est un facteur décisif lors de la création d’une start-up. Vais-je prendre le risque de me lancer sans pouvoir anticiper les effets ? Tout comme une start-up, Emmanuel Macron est parti de zéro, sans ressource particulière. Il a débuté sans parti politique et s’est imposé très rapidement en bouleversant les partis déjà présents. Son mouvement a eu comme un effet de masse sur la population, qui a adhéré rapidement à une start-up qui veut faire de la politique autrement.

 

Mouvement en marche : innovant ou pas ?

Dans un paysage politique et économique plutôt flou et qui ne convainc plus, le mouvement est apparu comme un discours novateur pour beaucoup de Français. Le mouvement en marche innove dans sa façon de faire et d’agir pour persuader les électeurs. L’innovation est en effet la clé de la réussite d’une start-up. Il s’agit de montrer qu’il est possible de créer de la valeur et de proposer de la nouveauté en sortant des sentiers battus.

Par ailleurs, les techniques utilisées lors de sa campagne montrent qu’il surfe sur des méthodes déjà adoptées aux Etats-Unis. Pas si innovant que ça…

 

Comme les plus grosses start-ups, le mouvement en marche a connu une progression colossale auprès de la société civile et des élus de partis politiques traditionnels. Toute start-up repose sur un modèle de durabilité et où la continuité est importante. Mais en marge du mouvement en marche, l’adhésion n’est pas unanime. Seul le temps pourra nous dire s’il s’agit d’une success story politique…